La psychanalyse

psychanalyse - thérapie individuelle et de couple
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Ma perception de la psychanalyse

Depuis Sigmund Freud, la psychanalyse a beaucoup évolué. Les travaux se multiplient, néanmoins, il ne faut pas oublier que la psychanalyse est une discipline récente.

Pour moi, la psychanalyse vient également d’un questionnement philosophique, mais elle est née de courants scientifiques et n’a jamais cessé d’évoluer. Je suis très sensible à l’approche symbolique et archétypale de G.C. Jung.

G. C. Jung est un psychanalyste qui s’est intéressé aux « cultures primitives », à la mythologie, à l’interprétation des rêves, à l’alchimie. Il développe l’approche symbolique et surtout l’inconscient collectif qui est l’héritage commun de l’espèce humaine.

Il nous dit que « le symbole est l’expression de l’enrichissement de la conscience par l’expérience vécue.» Il jongle entre conscient et inconscient et s’il y a déséquilibre c’est le « chaos émotionnel ».

Sa dynamique personnelle est profondément humaine.

Que m’offre la psychanalyse ?

La psychanalyse m’offre un regard différent sur moi-même, sur l’autre, sur tous les autres.

Sur moi-même, comme une compréhension. Pourquoi chercher à comprendre mes mécanismes inconscients ? Lacan, psychanalyste, nous dit que l’inconscient est « le grand Autre, cet autre en nous. » Je cherche à rendre disponible des énergies mal utilisées jusque là. Je retrouve une certaine « lucidité », j’exploite mon potentiel et mes ressources en veille et inexploitées jusque là, en face à face , en toute acceptation de ma réalité. Je cherche à rencontrer ce « grand Autre en moi ».

Dans l’article de la revue « inexploré » no 24

« la psychanalyse ne guérit pas, elle sauve »

Philippe Grimbert, psychanalyste, nous dit : « en psychanalyse, on obtient un état modifié de conscience par l’expérience du divan et pas seulement par la position allongée, car il peut se produire en face-à- face, par ce nouveau mode de relation que l’on entretient avec quelqu’un que l’on ne connaît pas et à qui on dit le plus intime de soi. Et surtout avec cette règle qui s’appelle «  la règle fondamentale » – c’est Freud qui l’a appelée comme ça – qui consiste à ne rien cacher de tout ce qui vous traverse l’esprit, même si cela semble sans aucun rapport avec ce que vous êtes en train de dire. C’est la voie d’accès à l’inconscient.

Par les ramifications qui nous sont étrangères, des liens se font entre le passé et ce qui se passe aujourd’hui. On pourrait parler d’état modifié de conscience dans l’expérience psychanalytique de la libre association. Laisser ses pensées venir et s’en servir de façon à cheminer au plus profond de soi-même. Le savoir inconscient est quelque chose qui m’épate beaucoup. »

Une exploration de l’inconscient

En tout être humain, se trouvent des ressources et des énergies inconscientes. L’histoire de la psychanalyse est liée à « l’exploration auto-analytique ». La psychanalyse aide à l’ouverture de l’autre sur lui-même, à une mise en parole de l’inconscient. Elle offre un espace, un cadre, à une libre expression et à une écoute essentielle de la personne qui va faire des propositions. Qu’est-ce que c’est sinon une conscience d’un inconscient et de nos propres résistances ?

La psychanalyse a toujours rencontré des détracteurs, ce n’est pas sans raison, elle a fait des erreurs par le passé, comme nous l’explique Philippe Grimbert : « le jargon psychanalytique était employé avec une jouissance extraordinaire, il était assez exclusif… Il y a eu aussi les excès cliniques de la psychanalyse de l’époque… Et puis il y a autre chose malheureusement, c’est aussi l’air du temps, le fait que notre société d’aujourd’hui fonctionne comme une entreprise à grand renfort de slogans : efficacité, rapidité, évaluation. Trois formules qui conviennent très mal à la psychanalyse… Évidemment, c’est une démarche de longue haleine, c’est un travail sur soi, un voyage intérieur, difficile à évaluer… La grande critique qu’on fait à la psychanalyse, c’est que ça coûte cher et ça ne guérit pas. Et j’ai souvent envie de dire : « vous avez raison, ça ne guérit pas, ça sauve ». « La guérison – la disparition du symptôme – c’est bon pour la grippe, mais dans le domaine psychique, il n’est pas question de faire disparaître les symptômes mais de s’en servir et d’en faire une force. »

L’avenir de la psychanalyse est bien réel et nous offre une belle opportunité d’un juste regard sur soi, de découvrir sa personnalité, et ainsi, de faire face à la réalité.

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Sandrine Guilleray

Sandrine Guilleray

Conseillère conjugale et thérapeute analytique, mon objectif est d'accompagner les personnes et les couples dans les étapes douloureuses de leur vie.

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